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La date qui compte

Bar-mitsva, bat-mitsva : quelle date hébraïque ?

La majorité religieuse ne se compte pas en années civiles : un garçon devient bar-mitsva à treize ans hébraïques, une fille bat-mitsva à douze — le jour de l'anniversaire hébraïque. Encore faut-il connaître la bonne date de naissance hébraïque, et trois cas trompent presque tout le monde.

La règle

Treize ans et un jour, douze ans et un jour

« À treize ans, les commandements » enseigne la Michna (Avot 5:21). La loi le précise : un garçon est majeur à treize ans révolus et un jour, une fille à douze ans révolus et un jour (Choulhan Aroukh, Orah Haïm 55:9 ; Rambam, Ichout 2:1-2). Le compte se fait en années du calendrier hébraïque, à partir de la date de naissance hébraïque.

Concrètement : né le 12 Kislev 5774, on est bar-mitsva le 12 Kislev 5787. La cérémonie a lieu, en général, le chabbat qui suit — ou le jour même si l'anniversaire tombe un lundi, un jeudi ou un chabbat, jours de lecture de la Torah.

Tout repose donc sur une chose : la date hébraïque exacte de la naissance. Et c'est là que ça se complique.

Le cas n° 1

Né le soir : ce n'est plus le même jour

Le jour hébraïque commence au coucher du soleil. Un enfant né à 21 h le 3 mars est né, pour le calendrier hébraïque, le lendemain du 3 mars. Les convertisseurs qui ne demandent que la date se trompent d'un jour pour toutes les naissances du soir — et un jour d'écart, c'est parfois un autre mois, donc une autre semaine pour la bar-mitsva.

Il faut l'heure et le lieu : le soleil ne se couche pas à la même minute à Paris, à Marseille ou à Jérusalem. Le calculateur tient compte des deux.

Le cas n° 2

Né en Adar : Adar I ou Adar II ?

Sept années sur dix-neuf comptent deux mois d'Adar. La règle du Rema (Orah Haïm 55:10) : né en Adar d'une année ordinaire, si l'année de la majorité est embolismique, la bar-mitsva tombe en Adar II. Né en Adar I, elle tombe en Adar I ; né en Adar II, en Adar II. Et si l'année de la majorité n'a qu'un Adar, c'est ce mois-là, quel que soit l'Adar de naissance.

Le cas n° 3

Né le 30 d'un mois qui n'en a que 29

Hechvan et Kislev ont tantôt 29, tantôt 30 jours. Né un 30 Hechvan ou un 30 Kislev, si l'année de la majorité ne compte que 29 jours ce mois-là, la bar-mitsva tombe le 1er du mois suivant (Michna Beroura sur Orah Haïm 55). Un cas rare, mais qui déplace la date d'un mois entier si on l'ignore.

Et vous

Date, heure et lieu : la date hébraïque exacte, coucher du soleil compris, et les douze prochains anniversaires.

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Questions fréquentes

En quatre réponses

À quel âge est-on bar-mitsva ?
À treize ans hébraïques révolus et un jour, le jour de l'anniversaire hébraïque (Avot 5:21 ; Orah Haïm 55:9).

À quel âge est-on bat-mitsva ?
À douze ans hébraïques révolus et un jour (Rambam, Ichout 2:1-2).

Comment calculer la date de bar-mitsva ?
Convertir la date de naissance en date hébraïque, en tenant compte de l'heure (le jour commence au coucher du soleil) et du lieu, puis ajouter treize ans hébraïques. La cérémonie se fait en général le chabbat suivant.

Né en Adar : quel Adar pour la bar-mitsva ?
Né en Adar d'une année ordinaire, la bar-mitsva tombe en Adar II si l'année de la majorité en compte deux (Rema, Orah Haïm 55:10). Né en Adar I ou II, on garde le même.

Sources : Michna Avot 5:21 ; Choulhan Aroukh, Orah Haïm 55:9-10 (avec le Rema) ; Michna Beroura sur Orah Haïm 55 ; Rambam, Michné Torah, Lois du mariage (Ichout) 2:1-2.